Le 15 septembre 1982, les spectateurs français découvrent en salles un ovni cinématographique qui va redéfinir à jamais la science-fiction : « Blade Runner ». Réalisé par Ridley Scott, tout juste auréolé du succès d'Alien, le film plonge le public dans un Los Angeles futuriste, poisseux et nocturne, bien loin des épopées spatiales lumineuses de l'époque.
Librement inspiré du roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » de Philip K. Dick (mort quelques mois avant la sortie), le long-métrage met en scène Harrison Ford dans le rôle de Rick Deckard. Sa mission ? Traquer et « retirer » des réplicants, des androïdes biologiques rebelles impossibles à distinguer des humains à l'œil nu. Porté par la bande originale hypnotique de Vangelis, le film pose des questions philosophiques vertigineuses sur la mémoire, l'humanité et la mortalité.
Pourtant, à sa sortie, le film est un échec commercial retentissant aux États-Unis, la critique jugeant le rythme trop lent et l'ambiance trop sombre. Il faudra attendre les versions « Director's Cut » et le marché de la VHS pour que le public saisisse le génie visionnaire de Ridley Scott. Aujourd'hui, « Blade Runner » est universellement reconnu comme le chef-d'œuvre fondateur du mouvement esthétique cyberpunk, ayant influencé des œuvres majeures allant de Ghost in the Shell à Matrix.


